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par le Conseil de la Musique

Ozya

The Armour

Autoproduction

« J’ai le sentiment que chacun avance à son propre rythme. La vie m’a donné des opportunités, j’ai dû aussi provoquer ma chance, me poser les bonnes questions mais le résultat est là. » D’Ozya, on connaissait cette voix sublime qu’elle a portée pendant de longues années dans les clubs et cafés-concerts. Il reste aussi le souvenir de ses prestations à The Voice France, des collaborations avec le gotha jazz (Éric Legnini, Nicolas Fiszman, Ivan Paduart, Manu Katché) et de Dance The Fire, premier EP velouté de caresses blues/soul. Avec son premier album The Armour, coréalisé avec l’Anglais Tim Bran (London Grammar), Marianna Tootsie ouvre les espaces, balaie d’un grand souffle naturel toutes les étiquettes et révèle son univers plein de sensibilité. Soit sept compositions originales et une reprise (Here Comes The Rain Again qui tient autant de l’hommage à Annie Lennox que de la réappropriation). Non seulement Ozya est capable de tout chanter mais ce qu’elle chante lui ressemble. Exemple avec le brûlant Love Burns Me Down Again ou l’épique All The Good, sur lequel elle tutoie les références ultimes de la pop orchestrale (d’Adèle à Shirley Bassey en passant par Aretha Franklin). « Même si elle démarre sur un bad mood, c’est la chanson la plus positive du disque », commente cette artiste aux origines grecques qui ajoute aussi de belles ambiances cinématographiques dans les arrangements. « J’ai une maman médium et une expérience dans la musique de films, ça doit venir de là. J’ai constamment des images en tête lorsque je crée. » Pas vraiment un début mais un nouveau départ, sous le signe de la métamorphose.

Luc Lorfèvre