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Le magazine de l’actualité musicale en Fédération Wallonie - Bruxelles
par le Conseil de la Musique

Xaxalxe

«Avant d’avoir des CD dans ma chambre, j’avais la musique de mes jeux.»

Souria Cheurfi

Minimalisme, Game Boy et chants médiévaux: c’est tout l’univers de Lucia! On retrouvera par ailleurs Xaxalxe à l’affiche du In.Out.Sider Festival.

Pour beaucoup, le premier objet de rencontre avec la musique était un CD, une cassette, un clip sur MTV ou MCM, un poste radio dans une voiture, un lecteur MP3, un lien YouTube, ou plus tard, un lien d’écoute sur une plateforme de streaming. Une certaine nostalgie entoure les premiers morceaux que l’on a écoutés de notre propre gré ; qui ne sortaient pas de l’armoire de nos parents.
 

Lucia - Xaxalxe

Tous les sons sont générés en live
par les consoles quand je fais des concerts.


Pour Lucia, ce premier contact s’est fait avec une console. « Quand j’étais enfant, les jeux vidéo étaient une forme d’échappatoire, dit-elle. Mais il y avait aussi une composante musicale : avant d’avoir des CD dans ma chambre, j’avais la musique de mes jeux. Parfois, je lançais un jeu juste pour l’écouter. » Adolescente, avec ses ami·es, elle gère une page Facebook de partage de musique puis lance une émission radio et des événements. À force d’être entourée de musicien·nes, elle finit par mettre la main aux câbles. « J’étais curieuse de savoir comment tout fonctionnait. C’est comme ça que j’ai appris à mixer et composer au début. »

En parallèle, sa fascination pour la musique de jeux vidéo persiste et elle décide de « tout mettre ensemble » avec son projet Xaxalxe. Son set-up est minimaliste : une mixette, des effets et deux Game Boy Color avec le jeu Little Sound DJ. Le jeu permet de composer des notes et de changer leurs tonalités dans les limites de ce que peut faire la console. « Tous les sons sont générés en live par les consoles quand je fais des concerts », explique Xaxalxe. Cette contrainte est un choix conscient, « ça m’oblige à plus explorer les mélodies, les répétitions, et d’autres aspects sur lesquels je peux jouer ». Elle ajoute à ses compositions de la voix et du texte, né de notes rédigées sur son téléphone quand elle « déborde d’émotions ». Toujours dans une approche minimaliste, elle s’inspire, entre autres, de chants traditionnels et médiévaux. « Pas mal de ces musiques n’ont qu’un seul accord et une voix dessus. Je trouve ça très fort, conclut Lucia. Et il n’y a pas besoin de plus ! »