6 ou 12%
une mesure discriminatoire?
Dans la package des nouvelles mesures fédérales, celle-ci fait assurément débat. En préambule, disons que ça n'est pas encore d'application.
Mais revenons quelque peu en arrière. Le 24 novembre dernier, ceux qu'on appelle "l'Arizona" arrivaient à un accord budgétaire. Et le Premier ministre Bart De Wever y plaidait pour une hausse généralisée de la TVA. Une proposition bloquée par le MR. Et donc, plutôt que de tout augmenter, c'est une "sélection" de "produits" qui passera plutôt d'une catégorie de TVA à une autre, de 0 à 6 ou à 12%. Vous vous souvenez de "l'histoire des pizzas", qu'elles soient à emporter ou congelées?
Ce sera donc aussi le cas pour les "produits" culturels. Certains resteront à 0% (les événements produits par des asbl non assujetties par exemple) tandis que d'autres passeront de 6 à 12%, çàd tout ce qui est considéré comme "commercial", à savoir particulièrement les concerts de musiques actuelles (festivals ou concerts produits par des acteurs comme Live Nation par exemple). Sont exemptées de hausse, dans le domaine des musiques, l'opéra et les musiques dites "classiques". Il vous faudra ainsi débourser un peu plus si vous voulez voir un "petit" (ou un gros!) concert de rap mais rien ne changera si vous êtes un amateur de Chopin. Discriminatoire?
Pour continuer encore, tout ça n'est pas très clair pour les musiques "hybrides" (vous aimez le jazz tirant sur la musique contemporaine? finalement, c'est "quoi" la musique "classique"?) ou pour des événements proposant des musiques dites classique ET aussi dites actuelles...
Ab absurdo... car même le Premier Ministre y perdrait son latin. Une affaire (encore) à suivre.