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Le magazine de l’actualité musicale en Fédération Wallonie - Bruxelles
par le Conseil de la Musique

Warm Exit

Sortie de garage

Didier Stiers

Ils ont à peine eu le temps de jouer 5 ou 6 concerts que le confinement les renvoyait chez eux. Et à l’inactivité ? Ça non, ce n’est pas le genre, chez Valentino Sacchi & co.

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Warm Exit, en session chez Paco & Nini

Ils ont décidé de ne pas trop se compliquer la vie, ces quatre jeunes gens. « Nous, c’est punk garage, série Z, un bon univers un peu “débilos” derrière. Notre but est clairement de jouer un max, de jouer vite, de se marrer entre nous  et avec le public. Surtout de ne pas prendre ce qu’on fait trop au sérieux, parce que je pense qu’on est dans un genre musical relativement mourant. Alors soit on sort des disques super pro pour finalement être vachement déçus de la manière dont ça se vend, soit on dépense de l’énergie à passer de super moments, sans trop attendre du projet, et finalement on n’est pas déçus. »

Au bout du fil, il y a Valentino Sacchi (chant et guitare), initiateur de Warm Exit. Les sept titres pour l’instant en écoute sur le Bandcamp du groupe, des maquettes pour être précis, ont d’ailleurs quasi tous entièrement été joués par lui avant que la formation n’existe vraiment. Aujourd’hui à ses côtés : sa copine Alice Janne aux claviers, Clément Vidal à la basse, et Bérenger Grimbert à la batterie mais empêché à l’heure d’écrire cet article car, croyez-le ou non, il s’est cassé les deux mains !

Warm Exit n’en passe pas moins sa fin août en résidence au Vecteur, histoire de mettre en boîte un EP que notre interlocuteur aimerait voir sortir avant la fin de l’année. « Il devrait compter 7 titres, liés par des interludes. Pour ça, on est en train de bosser sur une espèce d’univers de conquête de l’espace, avec une guerre entre deux pays qui n’existent pas vraiment, un truc un peu seventies… » Précisons que le garçon, qui a beaucoup voyagé et qui a fait une partie de son éducation musicale au Rockerill où officie son paternel, est un passionné de rock’n’roll 60’s et 70’s : « Même visuellement, que ce soit les bagnoles, les meubles, les fringues… J’aime bien relier un peu notre univers à tout ça. »

En attendant la vraie reprise des concerts, Valentino, qui a en outre rejoint les rangs de Bayacomputer, va finaliser le lancement de Drink & Drive, un nouveau label monté avec Elzo Durt. Punk garage, il va sans dire!