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par le Conseil de la Musique

Rêve d’Éléphant Orchestra

Dance Dance

Igloo Records/W.E.R.F. Records

Dance Dance, c’est un peu un rappel que l’histoire de Rêve d’Éléphant a commencé avec la danse, il y a vingt ans : un spectacle pour une danseuse, avec les percussions de Michel Debrulle et le trombone/tuba de Michel Massot. C’était juste avant de devenir un septet, au line-up changeant : cette fois, un percussionniste est parti mais il y a l’apport important de Louis Frères, bassiste et aussi compositeur de Danse, Danse, Danse, et l’arrivée d’un nouveau trompettiste, l’Allemand Christian Altehülshorst. Le mouvement et le rythme sont toujours aujourd’hui dans les gênes de l’orchestre dès le premier thème, BK : « Ce morceau a été composé par Michel Massot pour accompagner un film de Buster Keaton où il y avait un vieux ‘tchouk-tchouk’ sur lequel on jouait une rythmique plus lente.» Les références à la musique classique ne sont jamais loin : du 14e siècle avec Jacoppo di Bologna dans Pourquoi pas un Scampi, à Stravinsky sur Odyssée 14, cette fois c’est d’Olivier Messiaen dont s’inspire Pierre Bernard : « C’est une courte citation extraite du Quatuor pour la Fin des Temps, dans la partie Danse de la Fureur pour les sept Trompettes ». D’où le titre Fureur Volatile. Point d’intellectualisme prétentieux dans ces inspirations, la musique de ‘REO’ respire avant tout le plaisir, la générosité, l’exubérance et provoque une irrésistible envie de bouger, de dodeliner. À noter aussi que pour ses 20 ans, l’orchestre signe ici une coproduction W.E.R.F. Records et Igloo Records, le label des débuts du Collectif du Lion.

Jean-Pierre Goffin